Il est le magicien du monde des écrans et pourtant aucun homme ne se cache derrière l'ensemble de couleurs que nous appelons RVB. Bienvenue dans l'univers de la couleur. 

 

Une histoire de lumière

La couleur naît de la lumière. Peut-être vous souvenez-vous d'avoir regardé un rayon de lumière à travers un prisme lors de votre parcours scolaire. Plus récemment, vous avez peut-être admiré un arc-en-ciel. Eh bien vous avez aperçu un spectre visible et nous n'entendons pas par là qu'Hervé B est un fantôme. Pour vous mettre sur la bonne longueur d'onde (celle des couleurs), Hervé B aime être sous les projecteurs. Pour être plus précis, il a besoin d'un projecteur rouge, d'un vert et d'un bleu (RVB). Ces trois couleurs additionnées donnent du blanc (le point de départ de la référence couleur), ce sont les couleurs additives.

Ce système colorimétrique est utilisé par tout ce qui utilise le système de projection de lumière : la télévision, l'écran d'ordinateur, l'appareil photo... On va dire que RVB aime le spectacle ! La qualité de ce spectacle dépendra de la qualité de l'écran et de sa capacité à restituer les couleurs (vous savez les histoires de résolution...).

Et comme avec votre ordinateur vous êtes amenés à utiliser des logiciels de bureautique, la plupart de ceux-ci travaillent avec RVB. Il est sur tous les fronts mais ne fait pas toujours bonne impression...

 

Quand on le met sur papier...

Si RVB est lumineux, son rendu n'est pas le même quand il passe sous la lumière. Pour tout ce qui va être imprimé sur un support (papier ou autre), nous allons passer dans le monde de la synthèse soustractive. Adieu RVB, bonjour CMJ !

Nous délaissons les spots de lumière et prenons une palette de 3 peintures de base : cyan, magenta et jaune. En associant celles-ci, nous allons obtenir une quatrième couleur : le noir, vous savez, l'opposé du blanc de RVB. Et si pour RVB le blanc s'obtient par addition, pour CMJ le blanc s'atteint par soustraction : les couleurs soustractives.

En impression, les beaux effets sont importants alors même si avec CMJ toutes les couleurs peuvent être crées, il a été décidé qu'en y ajoutant du noir le rendu serait meilleur. Ainsi, les imprimeurs (et la plupart des imprimantes) utilisent le cyan, le magenta, le jaune et le noir (CMJN) pour obtenir par un système de superposition 16 millions de teintes.

 

Drôles d'effets !

RVB soustrait ce que CMJN ajoute, alors forcément les deux ne s'accordent pas pour le rendu. Même avec la meilleure volonté du monde, vous ne pourrez pas réussir à imprimer exactement à l'identique ce que vous voyez à l'écran. Vous pourrez seulement vous en approcher et encore...

En matière de couleurs, rien est joué : chaque écran a son rendu chromatique selon ses réglages (que vous pouvez personnaliser) donc les couleurs peuvent avoir un rendu différent d'un écran à l'autre. Et comme CMJN ne veut pas être plus sectaire que RVB, en matière d'impression, la nature du support et des traitements apportés (vernis, pelliculage...) va lui aussi interférer sur le rendu des couleur : sur un papier mat ou sur un papier brillant, sur une surface plastique ou sur une bâche, un bleu pourra paraître différent. Beaucoup de paramètres entrent donc en compte dans ce qu'on appelle le rendu de couleurs, à commencer par le fait que chaque individu possède sa propre vision de la couleur, Hervé B le premier...

Il ne faut pourtant pas avoir une peur bleue face à un document à imprimer, nous sommes là pour vous conseiller et nous saurons vous faire voir la vie en rose...

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